Le murus gallicus
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Le murus gallicus
Vue

Le murus gallicus

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Un rempart gaulois à Vue ?
Les terres de Vue ont été occupées par les Hommes dès le Néolithique (-5000 / -200 av. J.-C.). Des vestiges de cette période de la Préhistoire, retrouvés sur les îles de Vue, en attestent (grattoirs et flèches en silex, haches en pierre polie). D'autres découvertes, datées de l'Age du Fer, témoignent d'une continuité de l'occupation, comme le montre une épée en fer retrouvée dans le Tenu. Les Gaulois de l'Age du Fer se sont installés sur une des iles qui émergeait, au niveau du village actuel, dans un secteur qui leur permettait de se déplacer facilement entre la Loire et le lac de Grandlieu. Le nom de Vue pourrait être d'origine gauloise : il dériverait du mot Vidua signifiant arbre, bois, forêt. Cela pourrait faire référence à un espace boisé en périphérie qui aurait été exploité notamment pour la construction de l'oppidum.  En 1876, Maître Jaguelin, notaire et maire de Vue, découvrit, en aménageant le parc de sa propriété à l'entrée du bourg au lieu-dit la Poterne, les fondations d'une épaisse muraille, en défonçant profondément le terrain pour y faire des plantations. Ses caractéristiques s'apparentaient à celles d'un murus gallicus (rempart gaulois) protégeant un oppidum (agglomération fortifiée) estimé à la période 120-30 avant J.-C. "M. Jaguelin aurait construit tous les murs de sa propriété avec ce qu'il a retiré de matériaux de ses fouilles", précise l'archiviste nantais Léon Maître, et vendît le reste des pierres.  Après un diagnostic archéologique (fouilles préventives de 2012) prometteur, c'est en 2014, au moment des travaux effectués pour l'aménagement du lotissement dénommé la Fontaine-aux-Bains, que les archéoloques ont fait la découverte des traces de l'ancienne ville fortifiée gauloise lors des fouilles archéologiques définitives. Les résultats du chantier exploré, entre mai et juillet 2014, par une équipe de huit archéologues pour le compte de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), ont révélé un site exceptionnel qui atteignait une superficie totale de 25 hectares.  Il y a environ 2200 ans, Vue était ainsi une ville prospère, et la seule du département connue et fortifiée à l'époque. Elle était protégée par un rempart imposant de défense d'environ 6 m de hauteur (le fameux murus gallicus). Autour, il y avaient des fossés défensifs.  Cet oppidum était constitué précisément de deux zones de protection  : une enceinte intérieure d'environ 12 hectares composée d'une muraille de 1250m de longueur, et une enceinte extérieure de 25 hectares, de 2km de long.   Son aménagement remonterait entre 150-50 avant JC. Une époque où la ville de Nantes n'hésitait pas encore, ni Rezé. Vue occupait alors une position stratégique : île du fleuve de la Loire. Celle-ci était située à un point culminant d'une quarantaine de mètres, fort visible des navigateurs arrivant par la mer. De plus, l'embouchure de la rivière du Tenu, permettant de pénétrer directement à l'intérieur du Pays de Retz, était juste en périphérie.  Ceci explique, pour les chercheurs, l'implantation d'un tel site habité. Lors des fouilles, on pu être retrouvé les empreintes de : l'ossature porteuse des maisons en bois de l'habitat gaulois  et la zone de stockage des grains, qui devait comporter pas moins de vingt-deux greniers à blé sur pilotis alignés. Les vestiges de la place-forte gauloise ne sont plus visibles. Aujourd'hui, un chemin bitumé couvre les anciens remparts. Sources : site internet de l'association Vue sur le Marais; article "Une petite Carcassonne à Vue" de Jean-Luc Ricordeau dans le Bulletin n°33 de la SHPR (2020)

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